Stressé ? L’observation des oiseaux détend !

En pleine torpeur estivale paraissait un article scientifique sur les bienfaits psychologiques du nourrissage des oiseaux : Urban Bird Feeding: Connecting People with Nature. Quelques explications à propos de cette curieuse activité, véritable phénomène de société chez nos voisins anglais !

Verdiers d'Europe se nourrissant sur une mangeoire
© Ophélie Ricci-Alloitteau / MNHN
Quel plaisir à nourrir les oiseaux ?

Alors qu’Outre-Manche, le marché de la vente de graines pour les oiseaux est estimé à 290–350 millions d’euros contre 59 en France (chiffres de 2011), deux chercheurs anglais, Daniel Cox et Kevin Gaston, se sont intéressés aux motivations des personnes à nourrir les passereaux dans leurs jardins individuels.

Du porte à porte en ville

Entre novembre 2013 et février 2014, ils sont allés faire du porte à porte dans des foyers différents tirés au hasard. Cela dans trois villes situées à 60 kilomètres au nord de Londres. Ils ont aussi étudié le rôle du voisinage en interrogeant toutes les personnes habitant les rues étudiées.

Qui nourrit les oiseaux ?

Au total, 331 personnes ont répondu à leur questionnaire. Plus de la moitié sont des femmes et 42 % sont âgées de plus de 60 ans. Plus des trois quarts des répondants (83 % exactement) nourrissent les oiseaux. Et ce régulièrement.

Relax !

En termes de bénéfice psychologique, regarder les oiseaux relaxe. Même si l’on ne les nourrit pas. Mais les alimenter, augmente le sentiment d’être détendu et connecté à la nature. Et plus on les observe dans la journée, plus on se sent bien !

Plus on vieillit, plus on s’occupe de la protection des oiseaux

D’après les chercheurs, ce sont les personnes de plus de 60 ans, qui se préoccupent le plus du manque de nourriture naturelle pour les oiseaux. Ce sont d’ailleurs ces personnes qui sont les plus adeptes du nourrissage.

Nourrir même lorsqu’il y a peu d’oiseaux

La plupart des personnes installent également des mangeoires pour attirer les volatiles. Mais ceux qui les nourrissent régulièrement semblent ne pas se décourager de leur faible présence lorsque c’est le cas. Enfin, ce sont les personnes âgées de plus de 40 ans qui investissent le plus de temps à nettoyer les mangeoires régulièrement pour éviter la transmission des maladies entre oiseaux.

BirdLab : pour se reconnecter !

Sans vouloir vous encourager, j’installerais tout de suite mes deux mangeoires expérimentales de BirdLab ! Même si les chercheurs n’ont fait qu’interroger les personnes sur leur ressenti personnel à regarder les oiseaux sans mesurer leur véritable état de stress, l’étude montre qu’il y a un potentiel à se « sentir » mieux face au va-et-vient des volatiles sur les mangeoires !

750 parties sont au compteur de BirdLab, il ne manque plus que les vôtres. 🙂

Lisa Garnier
article original publié le 12 décembre 2016 sur le blog de Vigie-Nature