• L’expérience doit-elle obligatoirement commencer le 15 novembre 2016 ?
Vous pouvez commencez l’expérience quand vous voulez à partir du 15 novembre 2016, et y participer autant de fois que vous le souhaitez d’ici le 31 mars 2017.

• Y a-t-il une fréquence d’observation à respecter ?
Il n’y a pas de fréquence d’observation à respecter. Le plaisir avant tout !

•  Je n’ai qu’une seule mangeoire et ne souhaite pas en installer une deuxième ? Puis-je quand même participer ?
Malheureusement non ! L’objectif de BirdLab étant de comparer les comportements de nourrissage des oiseaux face à une ressource de nourriture répartie identiquement sur deux mangeoires, votre installation ne répond pas au protocole et les données que vous pourrez récolter ne pourront pas être analysées par Carmen et François, nos deux scientifiques d’AgroParisTech.

• L’expérience peut-elle être faite avec des mangeoires qui ne sont pas des plateaux ?
Vous pouvez faire l’expérience avec des mangeoires plates identiques de taille A4 environ ou des mangeoires verticales contenant plusieurs boules de graisses de taille moyenne : il faut que les oiseaux puissent être à plusieurs sur le lieu de nourrissage.

• Est-il nocif pour les oiseaux de les nourrir ?
L’hiver, la recherche de nourriture est une tâche difficile pour les oiseaux, notamment les passereaux, car les ressources sont moins abondantes. Une analyse récente sur le nourrissage des oiseaux en hiver par les humains a montré que parmi plus de cent publications scientifiques, seules deux trouvaient un effet délétère sur le succès reproducteur des populations d’oiseaux.
A l’opposé, plusieurs dizaines d’autres publications montraient des bénéfices pour les populations d’oiseaux en terme de survie, de fertilité, etc. Plus d’informations sur l’étude ici.
La question est loin d’être triviale. Birdlab contribue à alimenter la réflexion et la recherche avec des pratiques de nourrissage éprouvées (nettoyage des mangeoires, nourriture adaptée telle que le tournesol…)

• Peut-on utiliser un autre type de nourriture que le tournesol sur les mangeoires plateau ?
Une expérience précédente a montré que le tournesol a le plus large pouvoir d’attraction sur les oiseaux. De plus il faut harmoniser les diverses participations pour les rendre comparables entre elles. Nous recommandons donc l’usage seul du tournesol.

• Combien l’expérience va-t-elle me coûter ?
Vous devez posséder deux mangeoires plateau identiques. Les prix varient énormément dans le commerce, de 15 € à plus de 50 €. La plus simple et la moins onéreuse est celle qui se suspend et qui comprend un plateau en bois. Vous pouvez aussi la construire vous-même facilement avec des matériaux de récupération (voir le tuto page participer).
Le prix des graines de tournesol au kg varie de 0.72 € à 3 €.

• Puis-je refaire l’expérience plusieurs fois dans la journée ?
Oui, plus il y a d’observations en un lieu, plus il y a de chances pour que celles-ci apportent des informations aux chercheurs.

• Peut-on réaliser l’expérience une fois par mois ?
Oui, bien sûr. Au cours de l’hiver, les conditions environnementales changent et peuvent influencer le comportement des oiseaux.

• Des chats fréquentent mon jardin : cela pose-t-il problème pour l’expérience ?
Non pas du tout !
Nous vous conseillons en règle générale d’installer vos mangeoires (plateau ou boules de graisse) en hauteur, de sorte qu’elles ne soient pas accessibles aux matous et autres prédateurs. Ainsi les oiseaux seront moins dérangés par ceux-ci.
De plus, au moment de décrire vos mangeoires, nous vous demandons d’indiquer la présence d’animaux domestiques dans votre jardin, qui peut effectivement influer sur le comportement des oiseaux, afin de pouvoir prendre en compte cette information dans nos analyses.

• Est-ce que mes mangeoires peuvent être ornées d’un toit ?
Vos mangeoires peuvent posséder un toit pour protéger les graines de la neige et de la pluie. Il faut cependant un espace suffisant pour permettre à toutes les espèces d’oiseaux de se poser.

• J’ai déjà des mangeoires dans mon jardin. A quelle distance placer mes mangeoires BirdLab ?
Il est préférable de placer vos mangeoires BirdLab a 8-10 mètres minimum des mangeoirs que vous possédez déjà dans votre jardin. En effet, à cette distance, les oiseaux se nourrissant sur les mangeoires BirdLab ne seront pas influencés par la présence des premières mangeoires.

• Les mangeoires doivent-elles être nettoyées ?
Il faut régulièrement brosser les mangeoires afin d’enlever les fientes des oiseaux qui viennent se nourrir. L’hygiène à la mangeoire est importante : il ne s’agirait pas de favoriser la transmission d’éventuelles maladies entre oiseaux. Bien au contraire, faisons tout pour qu’ils repartent sains et repus et que vous collectiez des informations précieuses dans le même temps.

• Je me suis trompé(e) au cours d’une partie. Que faire ?
Vous avez la possibilité de ne pas envoyer vos données à la fin de la partie.

• Quelle est la différence entre Oiseaux des jardins et BirdLab ?
BirdLab s’intéresse au comportement des oiseaux lors du nourrissage : c’est pourquoi il est demandé reproduire leurs déplacements entre deux mangeoires identiques. Ici, ce sont les interactions entre espèces qui sont étudiées.
Le protocole d’Oiseaux des jardins vous demande, quant à lui, de compter le nombre d’individus observés par espèces. L’observatoire s’effectue toujours dans le même jardin mais à des dates et heures différentes afin de comprendre quand et pourquoi les oiseaux visitent les jardins.

• J’observe plein d’oiseaux sous mes mangeoires. Est-il possible de les comptabiliser également ?
Le principe de BirdLab est d’enregistrer en temps réel les interactions entre oiseaux dans un contexte de nourrissage, ce qui est rendu possible par la reproduction des mouvements des individus (presque !) en temps réel sur les interfaces tactiles.
Cela ne veut pas dire que ce qui se passe en dessous n’est pas intéressant bien sûr ! Mais nous n’avons pas trouvé de moyen de noter aussi ce qu’il s’y passe.
Les données BirdLab seront analysées par Carmen et François, chercheurs à AgroParisTech, et nous ne doutons pas qu’ils prêteront un grande attention aux commentaires des joueurs. En effet, on comprend bien que ce qui se passe dessus doit certainement être influencé par ce qui se passe dessous (surtout quand il y a des Corneilles par exemple !). Du coup, n’hésitez pas à entrer dans les commentaires, en fin de partie, vos observations faites sous et à coté des mangeoires ! 

Comment faire quand il y a trop d’oiseaux ?
BirdLab tente de reproduire la réalité des interactions entre espèces lors du nourrissage, avec une offre en ressources doublée. L’objectif est de comprendre comment se prennent les décisions chez les oiseaux, en fonction du contexte (habitat, météo…) et de la compétition (entre individus de la même espèce et entre espèces). Pour répondre à cette problématique, il est très important de tenter de reproduire au mieux la réalité observée, surtout si les effectifs sont élevés : cela influe très certainement beaucoup sur les interactions.
La solution, c’est de faire de votre mieux pour reproduire la réalité observée. Nous sommes aussi parfois débordés par l’abondance des mésanges et la rapidité de leurs visites à la mangeoire. Nous nous efforçons tout de même de reproduire toutes ces interactions. Ces parties voient peut-être l’information saturer un peu lorsqu’il y a affluence, mais elles ne sont pas biaisées en faveur de telle ou telle espèce, ni de manière inversement proportionnelle à l’affluence.

Il y a peu d’oiseaux sur mes mangeoires et je n’observe jamais d’interactions sur celles-ci (plusieurs espèces ou plusieurs individus qui viennent se nourrir en même temps) ? Mes données sont-elles quand même intéressantes ?
Au contraire ! Vos données ont un intérêt parce qu’il n’y a justement pas d’interactions entre individus, ce qui est très rare ! Les chercheurs feront des analyses sur la densité d’interactions en prenant en compte l’environnement proche grâce aux couches cartographiques d’occupation du sol, ou encore de densité chlorophyllienne.
Pour cela, ils ont besoin de parties présentant un gradient entre celles avec une telle quantité d’interactions que les doigts peinent à reproduire la réalité, et celles en ayant si peu qu’aucune interaction ne semble perceptible tant les prises de nourriture sont espacées.
Vos parties sont donc aussi importantes que toutes les autres, même si probablement un peu moins distrayantes à faire. Merci de bien vouloir quand même apporter votre contribution à cette recherche ! Et n’hésitez pas à en faire et en refaire, il se pourrait que la situation évolue au fur et à mesure que les oiseaux prennent conscience de cette source de nourriture que constituent vos mangeoires.

J’ai entendu dire que la poxvirose ou variole aviaire peut concerner les Mésanges charbonnières. A quoi cela ressemble-t-il ? Et si je constate cette maladie, que dois-je faire ? 
Les Mésanges charbonnières sont victimes depuis quelques années d’une épidémie de poxvirose ou variole aviaire. C’est une maladie déjà connue chez d’autres espèces, notamment celles qui sont domestiquées. Le symptôme le plus notable est la présence de nodules cutanés verruqueux près du bec ou sur les pattes des pauvres mésanges charbonnières.
Si vous en apercevez sur un oiseau, signalez-le à l’adresse suivante cvfse.poxvirose@oniris-nantes.fr en indiquant :
– la date d’observation,
– la commune (avec code postal) de l’observation
– le nombre de mésanges atteintes (malade, morte)
– la localisation du/des nodule(s) autour du bec, des yeux, ou sur les pattes et/ou l’extrémité des ailes
– le lieu d’observation (jardin, forêt, balcon, proximité ou non d’un poste de nourrissage…)
– et éventuellement vos coordonnées si vous souhaitez rester informé de cette épizootie. Enfin, nettoyez fréquemment vos mangeoires pour éviter de favoriser la diffusion du virus. Les Mésanges charbonnières  dorment souvent à plusieurs dans une cavité et ne se lavent pas les mains avant de passer à table !

• Dans mes statistiques, il n’y a aucun individu ou aucune espèce comptabilisés / Je ne comprends pas où sont mes statistiques ?

Il y a une icône « saison 1 » et une « saison 2 » mais nous sommes actuellement en saison 3 : il manque donc une entrée car nous n’avons pas pu faire de nouveau développement cette année pour mettre à jour l’application. Les statistiques globales ne prennent donc pas en compte cette nouvelle saison. Par contre, vous avez accès aux statistiques de chaque partie : elles sont listées par date à côté de l’icône « saison 2 ».

 

Si vous ne trouvez pas ici la réponse à une question que vous vous posez
concernant le protocole, n’hésitez pas à nous contacter : vigie-nature@mnhn.fr