Oiseaux des villes ou oiseaux des champs ?

La plupart des oiseaux que vous avez observés pendant vos parties sont plus fréquents à la campagne qu’en milieu urbain ou péri-urbain. Certains sont jusqu’à 4 fois plus fréquents en milieu rural, comme le Pinson du nord ou le Grosbec casse-noyaux.

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Néanmoins, quelques espèces semblent indifférentes au milieu fréquenté comme le Verdier d’Europe, le Rouge-gorge familier et dans une moindre mesure les Mésanges bleues et charbonnières.

Enfin, deux espèces sont plus régulières pendant les parties en ville qu’à la campagne… Il s’agit évidemment du Moineau domestique et de la Tourterelle turque !

Quelle espèce est la plus assidue à la mangeoire ?

Vous avez fait une ou plusieurs parties sans Mésange charbonnière ou Mésange bleue ? C’est assez exceptionnel tant ces deux coquines à ventre jaune trustent littéralement les graines de tournesol ou les boules de graisse mises à disposition.

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La suite du classement ? Les cinq espèces autres espèces les plus fréquentes sont à peu de choses près quatre fois moins fréquentes que les deux championnes : un insectivore pas bégueule sur le tournesol, le Rouge-gorge familier, et quatre granivores stricts, avec par ordre décroissant d’assiduité dans les parties, le Moineau domestique, le Verdier d’Europe, le Chardonneret élégant et le Pinson des arbres.

Enfin, parmi les espèces mentionnées au minimum dans 50 parties, on retrouve un cortège d’espèces dix fois moins assidues que les championnes, avec par ordre décroissant la Tourterelle turque, la Mésange nonnette, la Sittelle torchepot, le Merle noir, la Mésange noire, l’Accenteur mouchet et la Mésange huppée.

Vous observez d’autres espèces au cours de vos parties ? Vous avez beaucoup de chance ! 
Participez ! Vous nous permettrez d’en savoir plus sur celles-ci.

La nourriture, plutôt givrée ou chambrée ?

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Pour des espèces aussi diverses que la Mésange charbonnière, le Pinson des arbres, la Tourterelle turque, la Sittelle torchepot et le Verdier d’Europe, plus il fait froid, plus le temps passé à table s’allonge. On peut bien le comprendre : résister aux basses températures nécessite des réserves !

Une espèce sort du lot sur laquelle la température semble n’avoir aucune influence : la Mésange bleue. Mais comment se comportent ses autres cousines agitées, la Mésange huppée et la Mésange nonnette, pour lesquelles nous n’avons pas encore assez de données ? Une question à laquelle nous pourrons répondre avec les nouvelles parties que vous pourrez faire !

On note également que plus il fait froid, plus le nombre d’espèces qui visitent les mangeoires durant les cinq minutes d’observation semble important. La différence n’est pas flagrante, mais tout de même perceptible : si on observe en moyenne un peu plus de trois espèces quand il fait doux, il y en a presque trois et demi quand il fait froid.

Cette tendance reste néanmoins à confirmer avec vos prochaines observations.

Qui fait le plus d’allées & venues ?

Nous avons vu que la Mésange charbonnière fait de très courts séjours à la mangeoire, et nous pouvons également suspecter que ses effectifs sont assez conséquents : on ne s’étonne donc pas de la voir multiplier les allers-retours.
En revanche, l’espèce qui la suit dans ce palmarès est plus surprenante : c’est le Chardonneret élégant ! Alors même qu’il prend son temps sur les mangeoires, il semble y revenir six fois par parties en moyenne !

Ceci peut probablement en partie s’expliquer par le comportement grégaire de cette espèce, qui vient généralement se restaurer en groupe. Le Moineau domestique, qui déjeune lui aussi en bandes agitées, a presque le même comportement.
Les futures données que vous nous transmettrez sur ces espèces nous permettront d’en savoir plus sur la taille moyenne des groupes de ces petites bandes de loubards des mangeoires.

À l’opposé, les grands timides qui hésitent et n’osent se présenter sur les mangeoires qu’un nombre restreint de fois en cinq minutes : le Rouge-gorge familier et le Pinson des arbres. De son côté, la Tourterelle turque s’installe sur les mangeoires, faisant fuir toutes les autres espèces, et s’y restaure paresseusement. Puis repart digérer plus loin avant de revenir, bien sûr, mais pas nécessairement au cours de la même partie.

Qui traîne à table ? Qui est adepte du fastfood ?

Les dingues du repas avalé sur le pouce se trouvent très nettement chez les Mésanges : les cinq espèces de l’opération passent toutes sans exception moins de 10 secondes en moyenne à se gaver de nourriture.

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A l’opposé, on trouve le Verdier d’Europe, passé maître en art du stationnement sur les mangeoires. Nous sommes sûrs que vous l’avez remarqué si vous avez eu l’occasion de l’observer lors de vos parties : il fait comme chez lui, passe 45 secondes en moyenne sur la mangeoire et s’y installe même parfois pour plus de cinq minutes !
Juste un peu moins trainard, le Chardonneret élégant, sur lequel nous aurons des choses à dire plus loin…